Le travail des femmes

par Dominique Méda
Dominique Méda est chef de la mission "Animation de la recherche" à la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère de l’Emploi et de la Solidarité. Spécialiste des politiques sociales, elle est l’auteur de l’ouvrage "Le temps des femmes, pour un nouveau partage des rôles", Flammarion, 2001. Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur.

Un certain nombre de travaux historiques ont montré que les femmes françaises avaient toujours travaillé : au début du XIXe siècle, les femmes représentaient un peu plus du tiers de l’ensemble des actifs, soit 4,5 millions de femmes sur 12,9 millions de personnes. En 1911, la population active est féminisée à 36 % et la moitié des femmes travaillent. Après un fort reflux dans les années 1920-1945, l’activité féminine va reprendre pour véritablement "décoller" à partir des années soixante. À partir de ces années, c’est bien d’une véritable révolution qu’il s’agit : non seulement les femmes sont toujours plus nombreuses à travailler mais surtout ce sont les caractéristiques de leurs trajectoires professionnelles qui changent : alors que la plupart du temps l’activité professionnelle des femmes était liée au célibat ou s’interrompait à l’arrivée des enfants, le modèle de la continuité devient dominant pour les femmes nées dans les années cinquante et entrées sur le marché du travail dans les années soixante-dix. La société française ne semble pas avoir pris totalement la mesure de cette révolution silencieuse, même si un certain nombre de rapports officiels et de réformes en cours montrent que les choses sont en train de changer.

Une transformation radicale de la norme d’emploi pour les femmes

Deux points sont essentiels à noter : l’inéluctable progression de l’activité féminine au cours des trente dernières années, d’une part, le bouleversement intervenu dans le niveau d’éducation et de formation des femmes, d’autre part.

L’activité des femmes a connu une accélération brutale à la fin des années soixante : en 1968, le taux d’activité des femmes en âge de travailler n’avait pas encore rattrapé son niveau de 1911. Mais entre 1968 et 1975, les femmes vont contribuer pour les trois quarts à l’accroissement du nombre des actifs (1 million sur 1,4 million). C’est en 1965 que la femme, jusque-là mineure et placée par le code Napoléon sous la tutelle de son mari, avait acquis la pleine capacité juridique lui permettant d’exercer, sans le consentement de celui-ci, la profession de son choix et, en cas de chômage, de prétendre aux mêmes indemnités. En 2000, le taux d’activité des femmes en âge de travailler était de 48 %, à comparer à celui des hommes à la même date : 62 %. Mais c’est évidemment le taux d’activité des femmes de 25 à 49 ans qui importe car c’est lui qui à la fois a le plus augmenté et explique, du fait du développement sans précédent de l’activité des femmes mariées et mères de famille, les évolutions générales de l’activité féminine : ce taux atteint 80 % en 2000.

Autrement dit, le fait majeur est que les femmes ne s’arrêtent désormais plus de travailler lorsqu’elles ont des enfants : même chez les femmes ayant trois enfants, l’activité est devenue majoritaire. C’est là le fait essentiel, même si la présence des enfants, et l’influence de certaines politiques publiques (comme l’allocation parentale d’éducation(1) peuvent contribuer conjoncturellement à faire baisser l’activité féminine : en 2000, les taux d’activité des femmes de 25 à 49 ans selon leur situation familiale se présentaient ainsi :

Sans conjoint : 87,7
Avec conjoint :
0 enfant : 86,6
1 enfant (-16 ans) : 85,2
2 enfants (-16 ans) : 75
Plus de deux enfants (-16 ans) : 51,1
Ensemble : 80,6

Source : Hommes et femmes face à l’emploi, Les Dossiers thématiques de la DARES, INSEE, Liaisons sociales, Dares, n° 17, 2000.

L’autre bouleversement est celui qui est intervenu dans l’éducation des femmes. Là encore, on peut parler de révolution. Malgré la loi Falloux, qui rend obligatoire en 1850, pour les communes de plus 800 habitants l’ouverture et l’entretien d’écoles de filles, malgré la mise en place d’un enseignement secondaire féminin, le Front populaire continue, par exemple dans l’instruction des programmes en 1938, à préciser que "les jeunes filles apprendront de leur mieux le métier de ménagère et celui de maman... Les travaux manuels conserveront toujours leur caractère éducatif. En aucun cas, ils ne tendront à faire l’apprentissage spécial d’un métier déterminé". Il faut attendre 1963 pour voir la mixité considérée comme le régime normal dans les collèges d’enseignement secondaire.

Les jeunes femmes sortent aujourd’hui plus diplômées du système scolaire que les jeunes hommes. C’est à partir des générations nées au début des années 1950 que la proportion de bachelières a dépassé régulièrement la proportion de bacheliers ; et à partir des générations nées en 1955 que les jeunes filles ont commencé à sortir plus fréquemment diplômées de l’enseignement supérieur. Pour les générations nées en 1970, qui ont trente ans aujourd’hui, le taux de détention d’un titre supérieur ou égal au deuxième cycle universitaire s’est égalisé entre hommes et femmes. Les jeunes filles font aujourd’hui des études plus longues et réussissent mieux leurs examens : le taux de réussite féminin au baccalauréat est supérieur à celui des garçons (81,2 % contre 76,5 % en 1998). Elles poursuivent leurs études plus longtemps que les garçons tout en redoublant plus rarement. Il y a aujourd’hui 120 filles pour 100 garçons dans l’enseignement supérieur. Durant l’année universitaire 1998-1999, les femmes représentaient 56,4 % des effectifs du premier cycle, 58 % des effectifs du deuxième cycle et 50 % des effectifs du troisième cycle. "À l’issue de l’enseignement supérieur, indique le Centre d’études et de recherches sur l’emploi et les qualifications (CEREQ), femmes et hommes entrent sur les mêmes segments du marché du travail et accèdent aux mêmes types de profession. Des écarts entre sexes persistent, mais ils sont ténus. Pour ces jeunes diplômés, les modalités d’insertion des filles et des garçons se caractérisent plus par leur proximité que par leurs différences."

Les jeunes femmes diplômées sont d’ailleurs un peu moins au chômage que les jeunes hommes. En mars 1998, 25 % des femmes actives détenaient un diplôme supérieur au baccalauréat contre 20 % des hommes. En mars 1998 encore, les salariées à temps complet étaient en moyenne plus diplômées que leurs collègues masculins : 44 % des femmes contre 30 % des hommes avaient en effet un niveau de diplôme au moins égal au baccalauréat.

Il s’agit là d’une énorme révolution : voilà un domaine où les inégalités entre hommes et femmes, très fortes, ont fait l’objet d’un complet renversement. Dans une société qui se veut désormais une société de la connaissance, les atouts des femmes, leur "stock de capital humain" - et donc de connaissances et de compétences - est supérieur à celui des hommes.

Les femmes ne sont pas des travailleurs comme les autres

Femmes qui travaillent et ne cessent d’affirmer par des actes leur volonté de travailler, femmes dont le "capital humain" est globalement plus élevé que celui des hommes : la situation des femmes au travail devrait être au moins aussi bonne que celle des hommes. Et pourtant, il n’en est rien.

Des femmes surreprésentées dans le chômage

Depuis la fin des années 1960 et malgré des améliorations récentes, quels que soient l’âge et le niveau de formation des femmes, leur taux de chômage est supérieur à celui des hommes. En mars 2000, le taux de chômage global était de 10 %, mais de 11,9 % pour les femmes et 8,5 % pour les hommes. Une différence de cinq points subsiste entre le taux de chômage des jeunes filles et celui des jeunes hommes. Alors que le fait pour un homme d’être à la tête d’une famille comportant un ou deux enfants va de pair avec un taux de chômage plus faible de l’ordre de deux ou trois points, c’est l’inverse pour les femmes. Avoir un ou deux enfants semble augmenter leur probabilité d’être au chômage d’un ou deux points et en avoir trois ou plus, de cinq points...

Des femmes surreprésentées dans les formes particulières d’emploi

Les femmes sont plus souvent employées que les hommes dans des formes particulières d’emploi (contrats à durée déterminée, intérim, stages et contrats aidés). Elles constituent également les gros bataillons des emplois à temps partiel, qui est en grande partie "subi". On rappelle que les emplois à temps partiel se sont considérablement développés en France, notamment depuis 1993 où des mesures d’incitation ont été mises en place (abattements de cotisations sociales, etc.). D’instrument de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle qu’il était - et pour lequel optaient principalement des femmes travaillant dans la fonction publique ou des femmes cadres -, le temps partiel est devenu un outil de développement de la flexibilité dont les entreprises, en particulier le secteur de la grande distribution, ont abusé. Le temps partiel a été transformé par les entreprises en instrument d’ajustement de leurs effectifs à la demande des consommateurs. Le pourcentage du temps partiel dans les emplois est passé à environ 17 %, concernant à 85 % des femmes : en 1998, près du tiers des femmes salariées occupaient des emplois à temps partiel. Ce développement du temps partiel subi (en 1998, 40 % des femmes qui travaillaient à temps partiel déclaraient désirer travailler davantage) explique en grande partie la surreprésentation des femmes dans les bas ou très bas salaires. En 1998, 85 % des femmes salariées avaient les salaires les plus faibles et 27 % seulement figuraient parmi les salariés les mieux payés. En 1997, 80 % des salariés percevant moins de 3 650 F mensuels étaient des femmes.

Des femmes n’accédant pas identiquement aux différentes positions professionnelles

Les jeunes femmes diplômées s’insèrent à peu près comme les jeunes hommes immédiatement après l’obtention du diplôme. Mais les choses se gâtent ensuite rapidement : huit ans après l’entrée sur le marché du travail, on observe des écarts significatifs entre le déroulement de carrière des femmes et celui des hommes. Au bout de dix ans de carrière, un titulaire d’un baccalauréat général qui dispose d’un emploi a 17 % de chances d’occuper un emploi de cadre si c’est un homme, 8 % si c’est une femme. Aujourd’hui, les femmes représentent un peu plus d’un tiers de la catégorie "cadres et professions intellectuelles supérieures". Mais elles continuent de se heurter à ce que l’on appelle le "plafond de verre" ou encore le "plancher collant", c’est-à-dire à une sorte de barrière invisible qui les empêche d’accéder aux plus hautes positions et fait que leur présence parmi les cadres dirigeants ou les membres des conseils d’administration des grandes entreprises est dérisoire et sans rapport avec ce que leurs performances scolaires leur permettraient d’espérer. Dans les cinq mille premières entreprises françaises, les femmes ne représentent que 7 % des cadres dirigeants.

Des emplois féminins concentrés dans certains secteurs

Il s’agit là de la ségrégation professionnelle : sur les trente-et-une catégories que distingue l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), six catégories socioprofessionnelles rassemblent 61 % de l’emploi féminin. Il s’agit des employés de la fonction publique, des entreprises, du commerce, des personnels des services aux particuliers, des instituteurs et des professions intermédiaires de la santé. 71 % des femmes travaillent dans les services, seulement 47 % des hommes ; or l’industrie rémunère mieux que les services ; près de la moitié des hommes sont des ouvriers, la moitié des femmes des employées. Près de 30 % des femmes salariées à temps complet occupent des emplois de fonctionnaires contre 17 % des hommes. Cette situation trouve en partie sa source dans l’orientation scolaire des filles, qui continuent de se diriger plus massivement vers des secteurs de services peu qualifiés et peu payés et moins vers les secteurs techniques, plus rentables. Malgré les remarquables progrès des filles dans l’éducation, la ségrégation scolaire reste forte. Lorsqu’elle s’inscrit à l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), une femme sur dix se retrouve inscrite dans dix métiers couvrant seulement trois secteurs. Les stéréotypes sont donc très forts, dès le plus jeune âge.

Des femmes dont le niveau de salaire est systématiquement inférieur à celui des hommes

À tous les niveaux de diplôme, les hommes perçoivent des salaires plus élevés que les femmes : si le salaire ne dépendait que du diplôme, les femmes seraient, en moyenne, mieux payées que les hommes. Et pourtant, les inégalités de salaires sont fortes : le chiffre le plus fréquemment cité souligne que les femmes gagnent en moyenne 25 % de moins que les hommes. Mais il faut prendre en compte les effets de structure dus au fait que les femmes sont davantage à temps partiel que les hommes, dans des secteurs moins bien payés que ceux-ci ou dotées de qualifications moins valorisées que celles des hommes : "toutes choses égales par ailleurs", l’inégalité de salaire entre hommes et femmes est de 7 %, ce qui signifie qu’il s’agit là d’un résidu inexpliqué et que l’on ne peut imputer à aucune cause objective, sinon l’appartenance sexuelle.

Le poids des tâches familiales et domestiques

Il est clair que la société ne s’est pas adaptée à cette révolution silencieuse qu’a constitué la ferme volonté des femmes d’investir massivement le marché du travail et d’y réussir aussi bien que les hommes. Les sondages publiés sur ce thème depuis quelques années mettent en évidence que les femmes acceptent de moins en moins la situation d’inégalité qui leur est faite dans la vie professionnelle. Encore faut-il comprendre où celle-ci prend son origine. Il est clair que si des mesures ont été prises, dans les années soixante-dix, ermettant aux femmes de se déterminer librement en matière de contraception et d’avortement (lois Neuwirth et Veil), et dans les années quatre-vingt en matière d’égalité professionnelle (loi Roudy de 1983), les deux sphères, professionnelle et familiale, n’ont pas été suffisamment tenues, pensées et traitées ensemble. Car une grande partie des inégalités à l’oeuvre dans la sphère professionnelle s’explique par la prise en charge presque exclusive par les femmes des tâches domestiques et familiales, qui a été récemment confirmée par plusieurs enquêtes ou études.

La première, l’enquête "emploi du temps" de l’INSEE, réalisée en 1998- 1999 met en évidence que les femmes continuent d’assurer 80 % du noyau dur des tâches domestiques, c’est-à-dire que pendant que l’homme (actif salarié) fait en moyenne 1 h 15 de travail domestique par jour, la femme en accomplit en moyenne 4 h 30. Ce "partage" est resté relativement stable depuis vingt ans. Mais le plus important est que l’arrivée de l’enfant bouleverse de manière très forte les équilibres qui s’étaient établis dans les couples, les femmes diminuant leur temps professionnel à mesure qu’augmente le nombre de petits enfants, cette dernière variable n’ayant en revanche pas d’influence sur le temps de travail des hommes, sauf dans le sens d’une augmentation. Une autre enquête a récemment mis en évidence que "le temps parental", consacré aux activités faites pour ou avec les enfants, et évalué à environ 39 h par semaine, était également très mal réparti, les femmes assurant le double de l’investissement consenti par les hommes (un peu plus de 25 h par semaine contre un peu plus de 12 h pour les hommes). Le poids des tâches familiales et domestiques pèse donc fortement sur la vie professionnelle des femmes quand il ne conduit pas au retrait d’activité pur et simple.

Au titre des obstacles à une meilleure insertion professionnelle des femmes, il faut citer également l’insuffisance actuelle des modes de garde : en 1998, sur 2,2 millions d’enfants de 0 à 3 ans, 250 000 étaient accueillis en école maternelle, et sur les 1 950 000 restant, 50 % étaient gardés par l’un des deux parents au foyer, 13 % au domicile d’une assistante maternelle, 9 % en crèche, 2 % à la maison grâce au dispositif d’allocation de garde d’enfants à domicile et 26 % on ne sait trop comment (solidarité familiale ou de voisinage). À la dernière conférence de la famille, en juin 2000, un plan d’augmentation de 40 000 places, chez les assistantes maternelles et en crèches, a été présenté pour un coût de trois milliards de francs.

Quant aux entreprises, ou plus largement aux organisations d’employeurs, qu’elles soient publiques ou privées, elles n’ont pas suffisamment pris en compte l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail à partir des années soixante-dix et n’ont pas revu leurs horaires de travail de manière à permettre aux membres de couples devenus désormais majoritairement bi-actifs de s’investir également dans la vie professionnelle et dans la vie familiale et domestique. Les lois de réduction du temps de travail (lois "Aubry" du 13 juin 1998 et du 19 janvier 2000) n’étaient pas originellement faites pour promouvoir l’égalité professionnelle, même si celle-ci a pu être améliorée dans certaines négociations.

Les réformes en cours

Même si elle n’a pas d’impact direct sur la situation professionnelle des femmes et sur le partage des tâches à l’intérieur des couples, la loi du 3 mai 2000 organisant la parité hommes-femmes aux différentes élections a de manière évidente contribué à relancer l’intérêt pour les questions d’inégalité entre hommes et femmes, et s’est accompagnée de commandes de rapports publics qui ont permis de dresser des constats sans appel : rapports au Premier ministre de Catherine Génisson intitulé "Davantage de mixité professionnelle pour plus d’égalité entre hommes et femmes" et d’Anne-Marie Colmou sur "L’encadrement supérieur dans la fonction publique : vers l’égalité entre hommes et femmes", plus récemment, le rapport de Michèle Cotta, pour le Conseil économique et social, sur "La place des femmes dans les lieux de décision". Outre les mesures rappelées ci-dessus en matière de garde d’enfants, il faut mentionner la circulaire du Premier ministre de mars 2001 enjoignant à tous les ministères de mettre en place des plans d’égalité et deux propositions de loi en cours de discussion, l’une relative à l’égalité professionnelle entre hommes et femmes et l’autre relative à la lutte contre les discriminations.

La première vise à mettre en place une obligation de négociation spécifique sur l’égalité professionnelle dans l’entreprise et dans la branche et donc de transformer en obligation ce qui n’était qu’une possibilité donnée à l’employeur, aux organisations professionnelles et syndicales dans la loi du 13 juillet 1983 (loi Roudy). La proposition prévoit également la définition par décret des indicateurs nécessaires à l’analyse de la situation de l’entreprise au regard de l’égalité professionnelle. La seconde a pour objet de transposer en droit français la directive européenne du 15 décembre 1997 relative à la charge de la preuve en cas de discrimination fondée sur le sexe. Elle élargit l’application de ces dispositions procédurales à l’ensemble des cas de discrimination en milieu professionnel. Le texte prévoit d’autoriser les organisations syndicales à exercer en justice toute action contre des discriminations en matière d’embauche, de formation, d’affectation, de classification, de qualification, de promotion professionnelle, de mutation, de sanction ou de licenciement. Ces deux projets visent donc à tenter d’imposer l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes comme un enjeu majeur du dialogue social.

Reste à trouver les mesures qui permettront d’obtenir, en même temps que l’égalité professionnelle et la parité politique, une véritable égalité domestique, gage de succès des deux premières. Si la mise en place de congés spécifiques pour les pères - comme cela existe en Suède - pourrait grandement y contribuer, elle ne suffira pas. Il faut certainement imaginer des mesures incitatives et des politiques de communication visant à faire évoluer en profondeur les mentalités.

(1) L’allocation parentale d’éducation (APE) a été mise en place en 1985 pour les femmes ayant trois enfants et ayant exercé une activité professionnelle au moins deux ans pendant les trente mois précédant la naissance de l’enfant. En 1994, l’APE a été ouverte aux femmes ayant un deuxième enfant, et le nombre de bénéficiaires s’est considérablement accru.

Source : Images de la France (SIG)

Dernière modification : 04/07/2013

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