La société bruneienne

La population du Brunei s’élève à 343.653 d’habitants (estimation 2001)

Moyennes d’âges :

0-14 ans : 30.77% (hommes 53.977 ; femmes 51.772)
15-64 ans : 66.52% (hommes 121.601 ; femmes 107.007)
65 e plus : 2.71% (hommes 4.449 ; femmes 4.847)

Taux de croissance : 2.11%

Taux des naissances : 20.45/1.000

Taux de mortalité : 3.38/1.000

Taux de fertilité : 2.44

Espérance de vie : 71.45 ans

Le malais est la langue officielle et l’anglais la langue de travail. L’islam est la religion nationale.

Le Brunei se définit comme "pluri-ethnique". Outre une petite communauté d’origine européenne, en majorité britannique, la population se répartit entre Malais, Indigènes, Chinois et Indiens.

Les peuples de langues malaises représentent environ 67 % de la population. L’islam orthodoxe sunnite, de rite chaféite, est la religion d’État.

Qui sont-ils, ces Brunéiens qui donnent tant de couleurs à leurs pays par leur costumes ? Un véritable arc en ciel sur fond de frorêt et de rivière : route, orangé, jaune, vert, bleu, indigo, violet ! Férie de couleurs qui transfigure ce petit pays qui ne parle pas de lui facilement !

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Discrets, réservés, mais chaleureux de coeur, les Brunéiens aiment porter ces merveilleuses couleurs qui deviennent dans ce pays des symboles : jaune, couleur royale, violine, une couleur que le sultan porte volontiers lorsqu’il se rend à la mosquée, pourpre comme l’Asie, fuschia, vert, orange comme les ailes des papillons dans la forêt du Temburong. Le nor, ici, est plein de lumière parce que rehaussé souvent d’or, le blanc plein de noblesse, porté souvent avec un "kain samping" noir rehaussé d’or. C’est aussi le costume des écoliers.

La tradition tient une grande place dans la vie quotidienne à Brunei, dans les rapports entre gens de la même communauté ou entre différentes communautés. Il est important de les respecter.

- Les principes de la Monarchie Malaise Islamique :
Obéissance absolue au Sultan, respect de la Règle Islamique, fidélité à la culture et aux traditions Malaises

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Le principe de Monarchie malaise musulmane (Melayu Islam Beraja) à Brunei, est plus qu’un régime : c’est une idéologie sur laquelle sont basées toutes les valeurs fondamentales bruneiennes : religion, famille, respect de la Règle islamique...Il s’agit même d’un code de vie. La monarchie avec, avec le sultan, est sans aucun doute le symbole même de la souveraineté de ce pays qui ne fut jamais colonisé, même s’il dut accepter la protection britannique et la présence d’un Résident britannique de 1906 à 1984. Le pouvoir du Sultant est absolu, mais celui-ci est très proche de ses sujets qui lui portent une véritable vénération.

Les Bruneiens sont très fiers de leur pays, de leur Sultan et de leurs traditions. Le Sultan peut, en retour, être fier de son peuple, car il n’est pas facile de passer en 30 ans, du niveau de vie d’un pays du Tiers-Monde à celui d’un pays développé.

L’Islam, religion d’Etat, gère leur vie. Le Sultan est le chef religieux du pays ; il est assisté dans cette tâche d’un Conseil religieux. En modernisant son pays, Sa majesté Haji Hassanal Bolkiah a particulièrement veillé à ce que son peuple ne perde pas ses valeurs religieuses comme ses traditions. Il a voulu que l’Islam joue dans cette évolution le rôle de stabilisateur. Il a offert à chaque foyer bruneien une copie du Mushafh Brunei Darussalam, un coran écrit à la main doré sur tranche.

Lors de la prière du vendredi, les pères vont avec leur fils à la mosquée, tous vêtus du costume national, les mères avec leur filles portant la même robe, le même voile. Le souci d’harmonie est tel à Brunei que lorsque l’on voit les familles ensemble durant les fêtes musulmanes, on s’aperçoit qu’ils choisissent toujours une harmonie de couleurs pour les vêtements de la famille. La plus belle fête est sans aucun doute celle d’Hari Raya Adilfitiri, à l’occasion de laquelle toutes les familles ouvrent leurs maisons à leurs amis et voisins.

-  La famille, une entité sacrée à l’origine des maisons longues anciennes

La famille, au Brunei, englobe généralement plusieurs génération sou le même toit. Il est courant que les maisons abritent une vingtaine de personnes. Le Sultan qui souhaite la modernisation de sxon pays a mis en place une véritable politique de logement, incitant les Bruneiens à quitter leurs maisons sur la rivière pour vivres dans des résidences de maisons particulières, construites en dure sur la terre, avec trois ou quatres chambres, tout le confort moderne, mais toujours sur pilotis par fidélité à l’habitat traditionnel. toute la famille bruneienne peut obtenir l’une de ces maisons, moyennant un remboursement à un taux très bas en 30 ans. Si le chef de famille décède avant la fin du remboursement, son épouse peut garder la maison sans continuer à la payer. Ce changement d’habitat, de mode de vie aussi, car il n’est plus question de faire vivre plusieurs générations ensemble, prendra du temps.

Autre priorité du Sultan, la Santé. Dès le début de son règhe, il a mis en place hôpitaux, cliniques et un service de docteurs volants pour atteindre les communautés indigènes les plus isolées dans la forêt. Les soins sont gratuits pour tous.

-  Titres et protocole
Un savoir-vivre dont il faut tenir compte au Brunei

Les titres ont une très grande importance dans la vie sociale : tout visiteur doit les respecter. Lorsque l’on connait le nom de famille d’une personne, on le fait généralement précéder d’Awang pour Monsieur, de Dayang pour Madame. Mais il existe aussi tout une échelle de titres que l’on peut utiliser sans y ajouter le nom de famille : Wazirs et Cheterias pour les ministres nobles, Pengiran pour les membres de la famille royale et les nobles ; Pehin et Dato sont des titres honorifiques conférés par le Sultan : l’équivalent de Pehin et Dato pour les femmes se résume en un titre : Datin. Toute personne ayant accompli son pélerinage à la Mecque peut faire précéder son nom de Haji pour les hommes, Haja pour les femmes.

-  L’éducation
Une priorité dans le programme de développement du Sultan

L’éducation et le développement des ressources humaines sont effectivement des priorités à Brunei. L’enseignement est gratuit pour les enfants de 5 à 14 ans. L’instruction religieuse tient une place importante dans les programmes scolaires. Le Sultan a ignauguré en 1995 le nouveau campus de l’Université de Brunei Darussalam, une magnifique université qui ferait rêver bien des étudiants par son architecture, son décor, ses facilités ! Son souci principal : donner à ses étudiants un enseignement parfaitement adapté aux besoins de son pays, aux exigences du XXIèmme, mais aussi faire d’eux des hommes et des femmes novateurs, flexibles, prêts à s’adapter aux challenges de demain. Les jeunes diplomés travaillent ensuite essentiellement pour le gouvernement ou l’industrie du pétrole ou du gaz.

L’Université est très attentive à la préservation de son environnement. Elle a des sections qui travaillent sur la forêt, les animaux, les plantes de la forêt à la fois dans le cadre même des laboratoires de l’Université, mais aussi à Kula Belalong Fild Study Centre qui a été construit au sein de la rainforest dans l’Ulu Temburong National Park grâce aus fonds apportés par Brunei Shell et la Royal Geographical Society et où les scientifiques de l’Université de Brunei invitent des confères étrangers à venir travailler avec eux.

-  La communauté chinoise de Brunei

Il sont près de 50.000 Chinois qui vivent à Brunei depuis plusieurs génération rapportant les liens étroits commerciaux et culturels que Brunei entretien si longtemps avec la Chine. La plupart d’entre eux ont le statut de résident permanent, surtout chez les hommes d’affaires ; peu, cependant, on pu obtenir la nationalité bruneienne. Les cartes de résidents temporaires sont encore assez fréquentes dans cette communauté très active, spécialisée dans le commerce essentiellement, mais très présente aussi dans les assurances, les banques...Le secteur automobile, un secteur de pointe à Brunei si l’on considére que chaque famille a en moyenne trois voitures a été longtemps dominé par les Chinois. Chacun d’eux, cependant, a un partenaire Malais. il existe à Brunei une Chambre de Commerce chinoise, une Chambre de Commerce malaise et une Chambre de Commerce internationale.

Les Chinois de Brunei, tout en étant très respecteux des règles de vie, des principes de la Monarchie Malaise Islamique, sont très attachés à leurs propres traditions ; ils parlent entre eux le mandarin ou leurs dialectes, ont leurs propres écoles où les cours sont faits en chinois et en anglais ; ces écoles sont payante. Lorsque leurs enfants veulent rejoindre le secondaire les écoles publiques bruneiennes ou l’université, ils doivent passer un examen pour évaluer leur niveau. Les Chinois ont leur grand temple à Bandar Seri Begawan où sont célébrés toutes les grandes fêtes. Lors du Nouvel An chinois, les écoles y viennent donner en représentation la fameuse danse du lion. Le nouvel An chinois est férié à Brunei. A cette occasion toute les familles pratiquent maison et tables ouvertes comme pour Hari Raya Adilfitiri ches les Musulmans. Toutes les maisons sont décorées de lampions, de rubans rouges à l’extérieur comme à l’intérieur. Les cartes de voeux sont rouges elles aussi, tout comme les enveloppes contenant quelques dollars bruneiens donnés aux enfants par le maître de maison. Des friandises, des gâteaux et même des repas sont offerts aux visiteurs toute la journée. Les grandes familles organisent à cette occasion de grandes réceptions auxquelles elles convient personnalités bruneiennes, étrangères et relations d’affaires. Aucun homme d’affaire ne manquerait de répondre à l’une ou l’autre de ces invitations. Les Chinois de Brunei reçoivent également beaucoup de visiteurs de Chine, de Taïwan, de Singapour. Ils viennent chaque année par milliers pour visiter les leurs, mais font aussi du tourisme (découverte de la rainforest).

Dernière modification : 15/10/2012

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