La communauté française à Brunei

Le nombre de Français enregistrés auprès de l’Ambassade de France à Bandar Seri Begawan au 31 décembre 2010 était de 182 dont 35% d’enfants.

Actifs

un peu moins de la moitié de la communauté est composé de membres actifs ; le complément représente les conjoints et les enfants. Le principal secteur d’activité sur place est celui des compagnies pétrolières et par conséquent, la catégorie socioprofessionnelle la plus représentée est l’industrie, le tertiaire regroupe également un nombre non négligeable d’actifs (45%).

Répartition par sexe

Le principal secteur d’activité étant l’industrie, de nombreux actifs sont des hommes. Néanmoins, le fait que le concubinage ne soit pas admis par la loi locale incite les entreprises à envoyer à Brunei des personnes mariées de préférence. Il existe donc peu de déséquilibre du ratio hommes/femmes.

Activité des femmes

Pour les femmes, le droit au travail est reconnu à Brunei, pourvu qu’il n’entre pas en contradiction avec la situation familiale de l’intéressée. En ce qui concerne la communauté française, les femmes actives à Brunei sont en général dans le tertiaire, et plus particulièrement dans l’enseignement.

Entreprises françaises

Les entreprises françaises implantées à Brunei sont peu nombreuses : il s’agit notamment de TOTAL et de ses sous-traitants ; THALES, BNP-PARIBAS (via BAIDURI BANK), SOCIETE GENERALE, ALCATEL, TECHNAL et AXA.

Associations professionnelles

La FBBA (French Bruneian Business Association) regroupe hommes d’affaires français et brunéiens. C’est un club d’échange et de réflexion assez actif.

Vie associative

Il n’existe pas à Brunei d’association de Français. Néanmoins, l’Alliance française a un statut associatif de droit local et propose une bibliothèque/médiathèque, des cours de français et de malais, un ciné-club et diverses autres activités culturelles.

Scolarité

Il n’y a pas d’école française à Brunei. Les enfants des ressortissants français sont généralement scolarisés dans l’une des trois écoles internationales anglophones. Ceux d’entre eux qui ont recours au CNED pour toutes les classes sont aidés par des enseignants francophones qui exercent le rôle de répétiteurs.

Contraintes locales

1) Contraintes professionnelles : un visa autorisant toute activité professionnelle est difficile à obtenir.

2) Contraintes culturelles : il est nécessaire d’éviter toute attitude contraire à la bienséance liée à la morale islamique. La pratique de l’anglais est indispensable. Au niveau de l’information, la censure est exercée d’une manière systématique sur la presse, les médias audiovisuels et toutes les formes d’expression artistique.

3) La présence de l’Islam n’impose que les retenues habituelles dans les pays musulmans. Si la tendance actuelle au Brunei va plutôt vers le conservatisme – les Brunéiennes portent presque toutes le « tudong » (foulard) – il reste qu’une certaine tolérance vis-à-vis des non-musulmanes se maintient. La discrétion vestimentaire est néanmoins de rigueur en présence des Brunéiens : jupe au-dessous du genou, pantalons ou shorts plutôt amples. Les décolletés et les tenues moulantes sont à éviter. La vente et la consommation d’alcool sont prohibées dans tout le pays, y compris pour les étrangers.

Brunei bénéficie d’un climat de sécurité que l’on ne retrouve peu ailleurs en Asie – en revanche, les opinions concordent quant au coût de la vie dans le pays : Brunei est le pays est le pays le plus cher (avec Singapour) de la zone Asie du Sud-Est.

Dernière modification : 25/10/2011

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