L’économie brunéienne

Brunei est aujourd’hui le 3ème producteur de pétrole de d’Asie derrière l’Indonésie et la Malaisie et le 4ème producteur de gaz mondial. Brunei, qui a déjà connu au cours de son histoire, fortune et revers, puissance et oubli, gère cette nouvelle richesse, aujourd’hui, avec beaucoup de prudence. Le sultan sait en effet qu’à ce jour et au rythme de la production actuelle, ses réserves pétrolières ne sont que d’une vingtaine d’années et celles de gaz de 40 ans. Or le secteur des hydrocarbures représente 55% du PIB. Ces chiffres, cette forte dépendance du secteur énergétique et un taux de croissance économique plutôt modeste ces dernières années de par la fluctuation du prix du baril ont amené le souverain à prendre d’importantes décisions pour l’avenir et à mettre sur pied une nouvelle politique économique. Ce plan pourrait se définir en trois points capitaux : limiter la production pétrolière à 170 - 175000 barils/jour, développer activement le secteur privé et ouvrir le pays à des investisseurs étrangers. L’objectif principal du VIIè plan quinquennal, mis en place en 1996, est de faire de Brunei, au sein de cette nouvelle région économique qu’est le BIMP-EAGA, une plate-forme de services pour le commerce et le tourisme (Service Hub for Trande ant Tourism, SHUTT).

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- Pétrole et gaz
Une immense richesse, mais limitée dans te temps

Actuellement 96% des revenus des exportations proviennent du pétrole, du gaz et des produits pétroliers. Le brut est destiné essentiellement aux pays d’Asean, au Japon, à la Corée et à Taïwan ; 99% du gaz au Japon. Brunei et Shell ont vécu ensemble depuis 1929, cette grande aventure que fut la découverte du pétrole à Seria, son exploitation, les recherches, Offshore, l’installation de fantastiques plate-formes en mer, la construction de la première usine de liquéfaction, la plus importante d’Asie, la raffinerie...Ils ont géré ensemble cette richesse, investi dans son développement, mis aussi en place une véritable politique de protection de l’environnement (reboisement des sites sur lesquels des puits avaient été forés, traitement de l’eau rejetés par les puits, protection des éco-systèmes des rivières et du bord de mer, des coraux, de l’ozone...). Shell, on le sait, a sponsorisé dans le Temburong la construction de l’Outward Bon Brunei Darussalam géré par le Ministère de la Jeunesse et de la Culture et du Centre d’Etudes de Kuala Belalong, dirigé par l’Université de Brunei. Brunei Shell conjointement avec Shell International Petroleum Company se sont beaucoup investis pour faire prendre conscience à la jeunesse brunéienne du potentiel que représentait la forêt dans leur pays.

Aujourd’hui, Brunei Shell Group est composé de quatre compagnies dans lesquelles le gouvernement détient 50% des parts. Brunei Shell petroleum (BSP) est chargé de l’exploitation et de la production (pétrole et gaz) mais aussi du raffinage et du commerce du Brut. Brunei LNG (BLNG) transforme le gaz naturel en gaz liquéfié qu’il vend et transporte au Japon, en Corée... Brunei Shell Tankers possède et gère les sept méthaniers qui transportent ce gaz et qu’il loue à BLNG au fur et à mesure de ses besoins. Brunei Shell Marketing (BSM) commercialise à Brunei les produits pétroliers nécessaires au pays tels que l’essence, le diesel, les lubrifiants et le kérosen pour l’aviation.Shell était en fait depuis 1929, dans une situation de monopole. Tout récemment devant la demande croissante de gaz en Asie (51% des exportations énergétiques du Brunei) et suite à la signature en 1993 de nouveaux contrats de vente avec le Japon pour 5.5 millions de t/an pendant 20 ans, le gouvernement a décidé d’ouvrir l’exploitation de certaines zones à d’autres compagnies pétrolières. TOTAL a donc écorné le monopole de Shell avec la production de pétrole et de gaz, après 13 ans de prospection. L’attribution en janvier 2002 de nouveaux permis d’exploitation off shore doit permettre le doublement de la production d’ici cinq ans. Le néo-zélandais FLETCHER CHALLENGE ENERGY BORNEO a pris aussi des permis d’exploration à la fin de 1994. Il a investi 250 millions de US Dollars et possède actuellement 26.95% sur le bloc CD.

- Une nouvelle priorité pour Brunei :
Devenir la porte d’entrée et la plaque tournante du BIMP-EAGA

Le Sultan comme son père a utilisé une partie de ses importants revenus pour développer son pays : le Brunei a aujourd’hui l’un des niveau de vie les plus élevés, non seulement en Asie, mais aussi dans le monde. Son PNB per capita était de 17.6000 US$ en 2000. Le dollar brunéien est fort, de même valeur que le dollar de Singapour.

Le Sultanat a également placé une partie de ses revenus pétroliers à l’étranger. la Brunei Investment Agency (BIA) qui gère ses importants placements avec beaucoup de prudence - placements qui rapportent en royalties presqu’autant que le pétrole et le gaz - a acquis aux yeux du monde financier un véritable poids. Brunei fait d’ailleurs partie aujourd’hui du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale.

Brunei n’a pas de banque centrale. Le Currency Board, the Financial Institution Unit et le Brunei Investment Agency sous le contrôle du Ministère des Finances, lui en tiennent lieu. Brunei compte neuf banques commerciales dont quatre locales : l’Islamic Bank of Brunei qui opère dans l’esprit du système financier conçu par l’Islam, the Development Bank of Brunei, the Brunei Islamic Trust Fund et la Baiduri Bank Berhad. Sont présents à Brunei, City Bank, Standart Chartered Bank, Hong Kong Bank, Overseas Union Bank, United Malayan Banking Corporation et Malayan Banking Corporation...Toutes soutiennent et participent aux grands projets brunéiens.

Fort sur l’échiquier financier, Brunei est aussi un pays politiquement très stable. Le sultan a su s’imposer, par sa sagesse, sa diplomatie, ses talents de médiateur dans les pays de l’ASEAN (Association of South East Asia Nations) et tout particulièrement sur ce nouveau triangle en pleine croissance qu’est le BIPM-eaga (Brunei Indonesia Malaysia Philippines East ASEAN Growth Aera), dont le siège est à Brunei et dont il assume la présidence. Fervent partisan du libre échange, il milite pour que les barrières douanières au sein de l’APEC (The Asia Pacific Economic Cooperation) soient abolies le plus rapidement possible. Il entretien également des liens très étroits avec l’Europe, particulièrement avec la Grande-Bretagne, ce qui lui permet de jouer souvent un rôle majeur dans les relations Europe-Asie. Par ailleurs il entretient avec le chef d’Etat français des contacts personnels et privilégiés. Sécurité, stabilité, continuité, confiance, aucune dette extérieure, une balance positive. Brunei a effectivement beaucoup d’atouts pour attirer des investisseurs, des industriels étrangers. Le Sultanat cherche en fait, à devenir au sein du BIPM-EAGA une porte d’entrée et la plaque tournante des importations, des exportations et du ré-export.

Dans les budgets des deux derniers plans quinquennaux, l’accent avait été mis sur le développement du secteur privé et des services tertiaires. Dix zones industrielles ont été crées, à cet effet dans les quatre districts (5 dans le distric de Brunei-Muara, 3 dans le district de Kuala Belait, 1 dans le Tutong et une dernière dans le Temburong). Elles sont aménagées et gérées par The Brunei Industrial Development Authority (BINA) ; des indusries, mais aussi des entrepôts peuvent y être implantés dans le cadre d’une politique de ré-export.

-  Pour stimuler l’investissement étranger, le gouvernement bruneien a modernisé ses infrastructures et mis en place toute une série de mesures fiscales avantageuses

Le gouvernement bruneien autorise les entreprises qui viendraient s’installer dans ces zones à faire venir de la main d’oeuvre étrangère, une main d’oeuvre particulièrement bon marché dans les pays avoisinants. Par ailleurs il offre à ces entreprises un grand nombre d’avantages fiscaux : aucun impôts sur les salaires, sur les ventes, sur les exportations, sur le revenu pour les personnes... Un statut de pionnier peut être accordé à certaines industries (cimenterie, services d’approvisionnement, industries pharmaceutique, textile, meubles, verre, plastique, caoutchouc synthétiques...) avec, entre autres, une exemption de droits de douanes sur certaines importations (matériel, matières premières...) Sont particulièrement encouragés actuellement différents secteurs : industrie alimentaire, électronique, biotechnologie, la fabrication de verre industriel grâce aux importantes réserves de silice du pays (plus de 16 millions de tonnes dans le Tutong District), l’intervention sur certaines marchandises et leur ré-export, la petite industrie...). Le gouvernement a en projet un parc technologique de 74 ha ????

Les investisseurs étrangers peuvent s’accocier à des compagnies locales en joint-ventures. Seule intervention gouvernementale : l’approbation du projet par le Ministère de l’Industrie et des Ressources Primaires qui agit en tant que Isa One Stop Agency. Ils peuvent également trouver beaucoup d’information auprès des trois Chambres de Commerce de Brunei, malaise, chinoise et internationale. La qualité de vie à Brunei n’est plus à démontrer tant sur le plan social, santé qu’habitat et environnement. Brunei est, par ailleurs, un pays très sur avec l’un des plus faibles taux de vol ou de criminalité. Le niveau et le coût de la vie y sont élevés, mais le taux d’inflation, tout à fait modéré.

Dans le VIIème plan quinquennal, plus de 5 milliards de US Dollars ont été prévus pour faciliter tous ces développements de l’industrie privée. Brunei pousse aussi ses jeunes à developper leurs connaissances techniques, à se spécialiser, à s’investir dans l’industrie privée, à créer des sociétés. Jusqu’à présent, les Bruneiens ne pensaient qu’à travailler pour le Gouvernement ou l’industrie pétrolière. Aujourd’hui il est leur est demandé d’innover, de s’engager et de se responsabiliser...

Le secteur manufacturier, ne dépasse pas encore 2% du PIB. des scieries, des fabrications de briques ou de tuiles ont vu le jour. Par ailleurs une cimenterie d’une capacité de 6000.000 tonnes, installée en 1995 en partenariat avec l’Indonésie. Les domaines bénéficiaires des investissements dans des unités de production de petite taille ont été le BTP (aluminium et profilé), l’alimentaire (emballage pour les boissons) et le textile. Ce dernier est totalement orienté vers l’exportation (principalement aux Etats-Unis) à cause d’un accord "multifibre" jusqu’à la fin de 2004.

- INFRASTRUCTURES, PRODUITS ET SERVICES

Royal Brunei Airlines

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Airbus Royal Brunei Airflines

La Royal Brunei Airlines, crée en 1974, a pour unique actionnaire le gouvernement bruneien. Elle dessert 22 ??? destinations dont une majorité dans l’Asie du Sud-Est. Elle a recentré ses activités sur des destinations régionales afin d’assurer un meilleur taux d’utilisation de ses lignes. Ce phénomène devrait s’accentuer dans le futur mais néanmoins elle a ouvert une ligne sur Auckland via Brisbane fin 2004.

La RBA cherche également à étendre son réseau en Europe et serait en pourparlers pour tenter d’obtenir les droits aériens sur Amsterdam et Paris (via Ho Chi Minh Ville en partenariat avec Vietnam Airlines pour Paris) ????

En 2002, RBA dont la flotte était uniquement dotée d’avions BOEING 5767/300 - 757/200) a fait l’acquisIion de 4 appareils type AIRBUS (A319 - A 320), 2 autres sont aussi commandés.

- Le réseau routier

Il est sous la tutelle du ministère du Développement et comprend 2 900 Km de voies dont 2 000 bitumées. Un effort de modernisation très important a été entrepris depuis 1993 pour améliorer la qualité. De nombreux axes à double voie ont par ailleurs été ouverts en accompagnement de l’urbanisation, principalement dans un rayon d’une dizaine de kilomètres autour de la capitale. En 1999, 49 Km de routes ont été terminés, 14 élargis et 403 réhabilités. Une voie express qui relie Bandar Seri Begawan à Kula Belait (seconde ville du pays) est aussi en voie d’achèvement et devrait être ouverte à la circulation en ???

Le concept de transport était jusqu’à ces dernières années lié à la voiture individuelle. Le parc de 165 000 véhicules en 1994 pour une population de 275 000 habitants a conduit le gouvernement à freiner les acquisitions en 1995 par l’introduction d’une taxe à l’importation pouvant atteindre 200%. En 2000, le parc automobile était estimé à 170 000.
En 2002 cette taxe a été supprimée, désormais le parc automobile s’éleverait à ????

- Les ports

Le port de Muara, situé à l’embouchure de la rivière Brunei, est le seul port du pays si l’on exlut les installations propres à la compagnie Shell. Il a débuté ses activités en 1974. Il dispose d’une certaine capacité de mouvement de marchandises et de conteneurs et peut recevoir des navires allant jusqu’à 152 mètres avec un tirant d’eau de 12.5 mètres. Un autre quai de 87 mètres, avec un tirant d’eau de 2.2 mètres, est étgalement disponible pour les petits bateaux.

D’une superficie de 24 hectares, il a des quais d’une longueur totale de 611 mètres, six entrepôts, une aire de manutention et stockage de conteneurs et une zone de déchargement de pondéreux (ciment et bitumes). Depuis sa mise en service, le tonnage, chargé et déchargé, s’est accru de 5% par an. Une forte progression est toutefois anticipée : à court terme, le trafic de marchandises générales devrait s’accroître de 14% et le trafic des conteneurs de 25% par an.
Le trafic estimé à 2 millions de tonnes en 1996 a été porté à plus de 3 millions de tonnes en 1999.2004 ???

Ce port, pour lequel sont prévus dans le VIIème Plan de développement 144 millions de BND, sera bientôt doté d’un terminal pour conteneurs suscptible d’accueillir des navires de troisième génération.

-  Les Télécommunications

Le système de télécommunications est performant et moderne. Il est donc en adéquation avec la politique de promotion du Sultanat comme plate-forme de services pour le commerce et le tourisme en l’an 2003.

La capacité du réseau (100% numérique, basé sur la technologie fournie par AT&T) est actuellement de 160 000 lignes. L’objectif est de porter le taux de pénétration du téléphone à 40%. Les infrastructures, propres à l’accès à l’ensemble des services, permettront le développement des technologies avancées.
La téléphonie fixe est le monopole de la société publique JTB (Jabatan Telekon Brunei) et la téléphonie mobile celui de la compagnie privée DST Com. A noter que la compagnie a obtenu récemment un des plus gros contrats public de ces dernières années.

Evolution des télécommunications

Septembre 1998 : Signature entre Lucent Technology et l’administration locale du RAGAM 21 "Rankain Global Alinan multi media", établissant de nouvelles infrastructures de communications en prévision des "20th SEA Games" et de l’APEC 2000.

Janvier 1999 : DST Com lance son réseau télévisé par satellite : KRISTAL, ainsi qu’une sations de radio diffusant des programmes européens, marquant encore un peu plus la volonté de s’ouvir sur le monde.

2000 : DST Com est en passe de devenir le second fournisseur d’accès à l’internet du pays, en concurrence directe avec l’entreprise publique JTB.

L’un des autres axes de développement concerne la téléphonie mobile. La mise à disposition en avril 1996 du sytème GSM est une première étape des nouveaux developpements liés à la privitasition de ce secteur (60 stations de base d’émission et de réception avec une extension possible jusqu’à 80 stations). La famille royale possède son propre réseau GSM qui compterait 30 stations de base d’émssion.

Outre la radio-messagerie (paging), il existe des réseaux de radio privé, qui permet notamment d’assurer les communications avec des plates-formes offshore.

- Electricité

La capacité installée est de 471 MW. Le VIIème Plan de développement a prévu un budget important pour ce secteur, qui devrait permettre le doublement de la capacité de production d’ici cinq ans. L’essentiel de ladite production provient du gaz naturel (près de 24 milliards de BTU).

Schneider a remporté en 1997 et 1998 deux contrats pour l’installation de sous-stations électriques s’inscrivant dans ce programme d’extension.

Le Brunei et la Malaisie sont en discussion sur un projet d’interconnexion avec le Sabah et le Sarawak. Le Sultanat pourrait ainsi utiliser l’important potentiel hydroélectrique de ses voisins. L’issue des négociations dépendra de l’économie du Brunei ??? La perspective de recours à des sources d’énergie alternatives l’intéresse afin d’économiser ses ressources gazières.

- Eau

La totalité de la production, en augmentation de 10% par an, provient de l’eau de surface. Tous les foyers sont raccordés au réseau d’une longueur de 1 500 Km (2000). Il augmente environ de 5000 compteurs nouveaux chaque année.???? Le service de l’eau est sous la tutelle du minstère du Développement.

- L’agriculture et l’élevage

Importation de 80% des denrées alimentaires nécessaires à la consommation

Le gouvernement classe ce secteur au nombre de ses priorités : sa contribution au PIB est de 2% et seulement 2% de la population active y est employée. Le pays reste donc fortement dépendant de l’éxtérieur, puisqu’il importe aujourd’hui de quoi couvrir 80% de ses besoins alimentaires.

Dans ces conditions, les autorités se fixent pour objectif de développer certains projets agricoles visant à obtenir l’autosuffisance dans quelques domaines fondamentaux : volaille, oeufs, riz, légumes et fruits. A plus long terme, l’ambition est d’orienter une partid de la production vers l’exportation.

- Industrie de la viande

La consommation privilégie la viande de volaille dont l’industrie est encore peu développée même si elle a enregistré quelques améliorations ces dernières années. La production de poulets de chair a été portée de 2.4 millions de têtes en 1990 à près de 5.7 millions en 1998.

Avec un marché domestique réduit comparé au fort potentiel des marchés de la région, le Brunei, Etat islamique, peut espérer se placer avantageusement sur le marché "halal" dans le Sud-Est asiatique qui représente 530 millions d’individus. Fort de son énergie bon marché, il se montre donc très ouvert à l’initiative locale et étrangère pour tirer avantage de sa capacité à exploiter la demande. Des terrains viabilisés au loyer avantageux sont mis à la disposition des investisseurs. Leur statut de "pionnier" leur garantit une exemption d’impôt et de droits d’importation sur les équipements et intrants pour une période de cinq ans.

Pour ce qui concerne les autres viandes, à l’exception du porc, la fourniture de celles-ci provient d’une ferme en Australie. "The Willero Cattle Farm" dans le Nord australien s’étend sur 579 000 hectares, soit une superficie supérieure à celle de Brunei... Par ce biais, il reçoit des approvisonnements en bovins, ovins et caprins à des prix entièrement contrôlés.

- Légumes, fruits et fleurs

La consommation en est assez importante. 24 000 tonnes sont annuellement importées faute d’une production locale organisée. l’Etat s’est rapproché de Brunei Shell pour lancer la culture hydropanique de légumes en utilisant les propriétés frigorigènes du gaz. Les essais sont en cours.

- Pêche

La consommation annuelle de produits de la pêche est l’une des plus élevées de la région avec 45 Kg per capita.

Le pays importe de quoi satisfaire la moitié de ses besoins (13 000 tonnes) principalement du Sabah et du Sarawak. Les réserves halieutiques sont de l’ordre de 20 000 tonnes par an et leur pleine utilisation permettrait d’injecter 100 millions de BND dans l’économie. Il est envisagé de faire appel à la coopération philippine afin d’en optimiser l’exploitation

- Forêt

La forêt équatoriale occupe près de 470 000 hectares soit 81% de la surface totale du pays. Son exploitation est volontairement limitée dans une optique de maintien de la couverture végétale. La "Redced Cut Policy" a eu ainsi pour effet de ramener ces dernières années les coupes de 200 000 à 100 000 M3. De ce fait, il importe du bois, essentiellement du Sarawak. Le programme en cours de plantation de 30 000 hectares de bois de sciage vise à satisfaire la demande future des entreprises de construction, estimée à 2000 000 M3 par an.

- Tourisme

Le Brunei a déclaré vouloir exploiter sa position géographique privilégiée dans un espace touristique sous régional aux énormes ressources. L’objectif prévu de porter à 100 000 le nombre de visiteurs en l’an 2000 a été atteint. Il procède pour cela à d’importants investissements hôteliers et récréatifs (parc d’attration, golfs). L’écotourisme dans le district du Temburong serait par ailleurs un créneau que le Sultanat chercherait à exploiter visant ainsi à capter une clientèle "de passage" vers des destinations malaisienne, philippine et indonésienne aux moyens touristiques plus importants.

Dernière modification : 25/10/2011

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