Archéologie au Brunei

Brunei Trésors Engloutis

Exposition qui s’est tenue à Paris en 2002 à la Conciergerie, sur les rives de la Seine, où plus d’un millier d’objets d’art prétés par les musées de Brunei ont été exposés, dans un site qui était tout a fait désigné pour mettre en valeur l’extraordinaire découverte de la jonque échouée, au XVè siècle, au large des côtes bruneiennes à l’occasion d’un naufrage.

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Tresors Engloutis

Certes, ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans les efforts conjoints du gouvernement de Sa Majesté le Sultan, Yang Di-Pertuan de Brunei Darussalam, le Ministère Français de la Culture, des Télécommunications et le mécénat de la compagnie pétrolière française TOTAL.

Cela fait cinq siècles depuis que la grande jonque s’est échouée au large des côtes de Borneo, mais il a suffi seulement de quelques minutes à une caméra sous-marine téléguidée pour pour qu’elle redevienne une part importante de notre vie. Le 24 mai 1997, une multitude d’assiettes et de jarres anciennes - encore empilées les unes sur les autres dans un linceul de boue - apparurent sur l’écran video gisant par 68 mètres de fond et ouvrirent ainsi une nouvelle dimension à notre connaissance actuelle du commerce maritime asiatique.

Qaund la jonque surchargée coula, à la fin du XVè ou au début du XVIè siècle, les pertes humaines ont certes été importantes mais le demi siècle qui suivit transforma miraculeusement sa cargaison de potteries, cuites dans dans les fours de Chine, Vietnam et Thaïlande, en un inestimable profit archéologique. Le rapport des experts, effectué en octobre de la même année, confirmèrent l’importance de la découverte et alertèrent immédiatement les autorités afin de demander assistance. L’épave bruneienne devait être protégée et étudiée aussitôt que possible.

En janvier de l’année suivante il fut décidé, avant qu’il ne soit trop tard, de faire une étude méthodique de la cargaison du vaisseau, perdu corps et biens dans les fonds boueux sous-marins très loin des côtes, mais maintenant que la nouvelle était connue, dangereusement vulnérable aux chasseurs de trèsors professionnels de la région.

Ce projet ambitieux, conduit par les gouvernements bruneien et français et financé par la compagnie pétroliere qui découvri l’épave, débuta en mai 1998 quand une équipe polyvalente arriva au Brunei. Elle était composée d’archéologues, de restaurateurs, de plongeurs, d’artitstes et d’une équipe de spécialistes dans des domaines aussi vasteses que la porcelaine ancienne chinoise à la plongée sous-marine.

Ces hommes et ces femmes étaient les citoyens de nombreux pays, allant du Brunei, de la France, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, l’Inde et la Hollande mais mirent ensemble durant trois mois épuisants, toutes leur énergie, leurs compérence, leur attachement et leur courage, pour ramener à la surface la cargasion engloutie. Ce faisant ils ajoutèrent à leur propre histoire celle du navire, une histoire de scientifiques et d’élèves qui atteignirent leur but, celuis de faire revivre les jours glorieux lorsque les Chenghua, Hongshi et Shengde régnaient sur la Chine, pendant que le Portugal révait de Malaxxa et Magellan...Victoria. Bien sûr, cette tâche n’est pas une étude détaillé de l’épave bruneienne. Cela prendra plusieurs années pour assimiler l’énorme montant de données qui ont été accumulées et avant que ne soit publiée la genèse de l’histoire.

Dernière modification : 04/07/2013

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